A la rencontre de M. Julien DUGUET Directeur Pédagogique du Campus Eductive Toulouse


Actualité publiée le 16 juin 2022
  • Bonjour Julien, pouvez-vous nous raconter votre parcours s’il vous plaît ?

 

J’ai fait une école de commerce après mon BTS en Commerce International. Ensuite, j’ai obtenu une bourse pour partir faire un MBA à Cincinnati, aux Etats-Unis. Je suis allé terminer mes études à Maastricht, aux Pays-Bas. J’ai fait une grande partie de ma carrière dans les centres d’appels, en tant que manager, responsable commercial, et directeur, le tout pendant une dizaine d’années. En 2013, je me suis tourné vers l’enseignement, qui me passionne depuis près de 10 ans.

 

  • Avant vous étiez dans le commerce, pourquoi vous êtes-vous dirigé vers l’enseignement ?

A la suite d’une mauvaise expérience dans une entreprise, qui ne me convenait pas, je me suis demandé si le métier que je faisais (directeur commercial à cette époque) était porteur de sens et source d’épanouissement pour moi. A mes yeux, la transmission a toujours été importante, et j’ai décidé d’aller enseigner les disciplines que je pratiquais au niveau professionnel depuis plusieurs années. J’ai alors repris mes études, dans le cadre d’un parcours recherche en Master puis en Doctorat. Mes premières expériences d’enseignement étaient à Toulouse Business School, auprès d’un public anglophone. C’était très impressionnant la 1ère fois ! J’y ai travaillé 7 ans, surtout pour l’enseignement de divers cours en marketing. J’ai ensuite intégré l’INSEEC, à Bordeaux. J’ai mené les 2 écoles en parallèle avec un statut d’enseignant vacataire ; je suis également intervenu à l’Université Paul Sabatier, et à l’Ecole des Mines – Albi, pendant quelques années. En 2018, j’ai intégré le corps professoral permanent à l’INSEEC, en tant que coordinateur du Master2, et des enseignements en management.

 

  • Comment êtes-vous devenu directeur pédagogique du Campus Eductive ? 

 

En 2021, quand le Campus Eductive a ouvert ses portes, j’ai rejoint l’équipe dès que j’en ai eu l’opportunité ; je connais Victor GERVASONI depuis longtemps et c’était pour moi l’occasion de retravailler avec lui. Il savait que je souhaitais me rapprocher de Toulouse et il m’a proposé le poste. C’était une aventure très séduisante, avec un esprit « start-up » lié à la taille de l’équipe. Mais je savais que je pourrais me servir de mes expériences passées pour réussir ce challenge, et m’appuyer sur les équipes du réseau.

Je suis pleinement satisfait de mes choix professionnels, et ne pense que je n’en ferais aucun différemment, si je devais les refaire. Le projet Eductive à Toulouse est très stimulant, et augure encore de nombreuses belles surprises.

 

  • Pouvez-vous donner un conseil à nos étudiants ?

 

Soyez fiables. Tenez les délais, tenez vos engagements. C’est certainement la valeur la plus importante en entreprise : elle apporte de la confiance, elle est source d’accomplissement et de fierté personnelle, et elle permet à tous ceux autour de vous de savoir qu’ils peuvent s’appuyer sur vous.

 

  • Pratiquez-vous un sport ? Si oui lequel ? 

 

J’ai été cavalier pendant plus de 15 ans. J’ai fait beaucoup de compétitions, notamment dans une discipline méconnue, le horse-ball. C’était très physique, et un sport d’équipe à cheval, un peu comme un mélange de rugby et de basket à cheval. J’en ai fait pendant une dizaine d’années. Puis l’expatriation m’a contraint à arrêter. J’ai longtemps envisagé de reprendre, mais il n’y a pas vraiment d’équipes vétérans 😊 ! Et puis aujourd’hui, il faudrait que je me confronte à des jeunes bien plus en forme que moi…

 

  • Avez-vous des hobbies ?

Je suis un très grand fan de jeux de sociétés en tous genre. Nous organisons régulièrement des soirées jeux avec nos amis. Je cuisine aussi, dès que j’ai l’occasion, et j’aime m’occuper de la maison : bricolage, jardinage. J’apprends également la Langue des Signes, car je pense qu’elle permet de réduire les distances avec les personnes sourdes ou malentendantes. Je rêve de pouvoir créer un programme d’enseignement dispensé intégralement en langue des signes !

 

  • Si vous deviez reprendre vos études, quelle école choisiriez-vous parmi celles du Campus ?

L’EFAB. L’immobilier est un secteur fascinant, avec des grandes spécificités à la fois techniques et juridiques, et je pense qu’il est très facile de se nourrir intellectuellement de la diversité des enseignements qui y sont dispensés.

 

  • Quel étudiant étiez-vous ?

 

Au risque de surprendre ceux qui me connaissent bien aujourd’hui, j’étais plutôt discret, surtout quand j’étais aux Etats-Unis, alors qu’il n’y avait pourtant pas vraiment de barrière linguistique. J’ai été plus participatif quand j’étais aux Pays-Bas, l’année suivante. Comme si je regrettais de ne pas avoir davantage participé en classe. C’est important de participer : d’une part car ça rend le temps moins long, d’autres part car cela crée un échange, une reformulation, qui permet de mieux digérer les enseignements.

 

  • Avez-vous un modèle ?

 

Un modèle ? Pas vraiment, dans le sens où je n’aspire pas à imiter ou reproduire le parcours de qui que ce soit aujourd’hui. En revanche, des personnes inspirantes oui bien sûr : Jean Monnet, Simone Veil, Jacques Delors, Simon Synek…. Et ma mère, qui fait encore de la recherche en bioéthique, dans un laboratoire auquel je suis associé, et qui est un monument de travail (et d’exigence !).

 

  • Quel est votre plus beau souvenir en tant qu’enseignant ?

 

A l’INSEEC, la Nuit de la Gestion de la Crise est un événement qui clôture la dernière année de Master pour beaucoup d’étudiants, avant leur départ en stage de fin d’études. J’en ai été animateur pendant 5 ans ; une année, lors de la présentation des intervenants, j’ai été applaudi d’une manière particulièrement émouvante, avec tous les étudiants qui se sont levés, qui me signifiaient leur gratitude pour les années passées.

 

  • Pouvez-vous nous raconter une anecdote en tant qu’enseignant ?

 

Une année à Toulouse Business School (TBS), j’ai remplacé une collègue au pied levé car elle était empêchée, elle avait une extinction de voix totale (ce qui est particulièrement rare mais extrêmement pénalisant quand on est enseignant). L’année suivante, pour ce même cours, j’ai eu une extinction de voix. Cela ne m’était jamais arrivé, mais c’était à la fois très douloureux et très handicapant. Du coup, même si je ne suis pas superstitieux, j’ai décidé de ne plus assurer ce cours (rires).

 

  • Quel développement aimeriez-vous pour le campus de Toulouse ?

Nous avons la chance de travailler avec une direction ouverte et qui nous fait confiance. Il y a plein de projets en cours, dont certains vont voir le jour l’an prochain, notamment la Junior Agence, mais je préfère ne pas trop en dévoiler !

 

Nous remercions encore une fois M. DUGUET d’avoir répondu à toutes nos questions 🙂 !

 

Parution Julien DUGUET directeur pédagogique Campus Eductive Toulouse

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